Le triathlète, à l'instar de bien d'autres grands mammifères, vit au rythme des saisons, c'est encore plus vrai dans notre  hémisphère. De nombreuses  études se sont penchées sur son comportement parfois atypique. L'hiver le cantonne à la moiteur des bassins. Le plus téméraire  osera quelques fois des sorties en sous-bois à la recherche de quelques sensations ou petites courses  à grignoter! Le plus sensible d'entre eux maintiendra son bio-rythme dans sa tanière grâce à la pratique dit du "home-trainer" ou jettera, avec nostalgie, un regard sur de vieilles photos de lui au mieux de sa forme, ou encore,  planifiera ses futures migrations en consultant le calendrier du triathlète. Ça peut soutenir  dans les moments difficiles! C'est cette petite faiblesse qui le rend presqu' humain,  proche de nous voire touchant.
   Le printemps bouleverse cette quasi-léthargie. L'instinct de compétition, le besoin d'espace poussent ce grand fauve à abandonner sa fourrure hivernale et à chevaucher les vents chauds. Dans le cas duvillpintus triathlicus,  il apparaît dans sa magnifique livrée bleue et or (sans doute pour impressionner et séduire les femelles de son espèce). Il se groupe par paquet, appelé aussi équipe, de 3, 4 ou 5 éléments et retrouve ses congénères pour la grande migration de Chessy où a pu être observé un grand nombre "d'équipes". Certains des ces "paquets" de villepintus triathlicus sont plus prompts que d'autres. Ainsi l'équipe 1 (Ezequiel, Waldy, Jérome, Julien,Sylvain) a atteint le but aprés 51 minutes et 34"   d'effort devançant de  6 minutes et 30 secondes l'équipe 2 (Olivier, Nordine, Arnaud, Jéremy). L'équipe 3 (Virginie, Magali et Robert) et , sans doute, rencontré des vents contaires puisqu'elle termine en 1h10'05".